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La Défenestration. Cette culbute de l'Après Cogito cartésien.

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Maurice Castello

dimanche 27 juin 2010

La Défenestration

Cette culbute de l'Après Cogito cartésien

Introductioon :

Le présent commentaire sur le propos de la phénoménologie que je rapporte ici dans cette réflexion est cet exposé de Marc Richir auteur contemporain, qui digne émule de ce nouveau courant d'idées qui si radicalement, remisait dans la pensée contemporaine, les fondements trop ancrés de la pensée classique, visant dans ce contexte critique, plus spécialement la dialectique des concepts en rapport avec la philosophie de la conscience, dans la civilisation occidentale. Richir donc contribua de sa plume, à cette revue spéciale consacrée à l'oeuvre et la mémoire de Merleau-Ponty, ouvrage de la collection l'Arc en 1991 publié aux éditions de la Librairie Duponchelle à Paris.

Instances de nos dispositions tradionnelles d'escience très fortuite, s'inscrivant dans la congruence de notre simple raison.

Un peu trop exclusivement contenues dans cette entité d'une idéologie conventionnelle, ces conceptions dignes d'une tradition aux relents tant soit peu crédules, s'inspirent trop radicalement des croyances en la foi aveugle, puisées dans cet héritage eschatologique d'une essence résolument spiritualiste. La puissance du verbe dans son expressivité, telle qu'elle est rapportée dans cet esprit de la culture biblique, celle inscrite dans la révélation se référant dans son sens et ses origines, aux fondements d'une divine création, dans ces croyances ancrées d'une substance d'idéal d'essence purement eschatologique. Cette tonitruante dialectique, se situant aux carrefours de l'histoire de la pensée occidentale, nous éclaire au mieux, sur ce propos pernicieux et difficile de la vérité, rendu enfin plus accessible, une fois confrontée aux critères du jugement critique. En effet, ces fulgurantes explicitations dans la formulation d'un argumentaire clair et précis, tel ce concept de la «  Cosmologie du visible  » ou celui de la formule magique de sens induit, énonçant que «  Tout visible est un invisible de principe  ». Cette démonstration dans sa spécificité signitive, nous rend de facto plus intelligible l'embrouillamini crypté des sciences quasi-occultes de l'empirisme idéologique, celui hérité de nos croyances aveuglantes, éconduites et réduites sous l'empire des effets spécieux de la Foi.

Ce développement dans sa spéculation nous traduit obligeamment les dérives avérées évidentes dans ce présent prégnant d'une plus juste intelligibilité, celles d'une philosophie de la conscience, jadis appréhendée comme souveraine et dépositaire absolue des convictions d'un perçu. Dans ce qui trop naturellement se dérobe à son escience, dans la trame de nos perceptions figure ce phénomène qualifié «  datum hylétique de sensations  », qui incarné ne peut de ce fait du tout nous rendre compte dans sa visibilité apparente, formelle et donc sans relief, du caractère spacio-temporel de l'objet du monde visé en question, qui dissimulé et seulement anticipé dans son intentionnalité, demeure dans son essence principielle à jamais invisible en soi.( Kant). Ce leurre d'essence atavique à l'espèce humaine, nous incitant à croire abusivement à l'activité effectrice d'une conscience souveraine, lucide et transparente, alors qu'elle ne se révèle dans ce constat et l'après coup de ce procès des sens ces plis secrets de ma chair., est donc de fait subordonnée, ne s'inscrivant qu'exclusivement, comme un témoin tout passif de ce vécu originaire. Ainsi donc, dérobée à elle-même, cette conscience qu'on appréciait omnipotente dans son efficience, est le leurre manifeste de la tradition sourde du non-sens de nos intimes interprétations. «  Il n'y a pas de faits mais seulement des interprétations » (Nietzsche). Autre aspect d'un rapport tout aussi édifiant, celui d'une ignorance qui désormais plus lucide, parce que enfin admise et reconnue, s'énonce donc plus signifiante du « J e sais à présent que je ne sais pas  ». Ainsi donc mieux avisés, nous devrions être en mesure de rationnaliser la problématique au demeurant si ambiguë, celle d'une approche cartésienne, se fiant quant à elle, de manière encore trop résolument ingénue, se ralliant à l'éclair intelligent de cette lumière oblique tombant du ciel, se vouant ainsi à sa perte foncière, dans ce recours d'absolu à Dieu garant de toute vérité.

Edmund HUSSERL 1859-1938.

Le Sujet dans son statut de l'époque post-moderne.

Dans ce questionnement qui relève du dilemme posé par : Je pense donc je suis - du «  discours de la Méthode  », cartésien, ce problème qui dès la renaissance, à l'ère de la pensée philosophique moderne de la conscience, réifia la primauté d'un concept nouveau, où l'Homme dans le privilège de sa nature créatrice, s'appréhende depuis en tant que Sujet , dans l'essence de sa faculté naturelle à donner sens et réalité signifiante à l'objet de ses pensées. Dans le destin inéluctable de ce libre-arbitre, ce soin de l'homme qui exige de lui création pour en avoir l'expérience, ce devoir d'Être existentiel, en gestation perpétuelle aux fins heuristiques d'habiter le monde pour s'habiter soi-même, s'énonce la vocation universelle du Sujet artiste dans sa créativité et philosophe dans son questionnement. Puis, au début du XXème siècle, un nouveau courant d'inspiration, advint avec Husserl, philosophe allemand. Ce prodige d'une réflexion inédite, qui bouleversa les données de la métaphysique classique, - cette statique d'une pensée humaine en gestation laborieuse, qui sans cesse est vouée à donner le sens d'une interprétation en concordance du sentiment de Soi à soi. – donc une métaphysique classique devenue fatalement leurrante, car en ses effets pervers, rendue trop sujette aux dérives d'un réalisme naïf dans les affects de sa fiction subjective. Ainsi donc c'est Husserl qui au début du XXème siècle relooka cette approche du Cogito, qui dans sa réalité première, cet ordre dans lequel se déroule la pensée en devenir, conservait la récurrence et les relents d'une transcendabce et d'une sémiosis tout aussi pure héritée des croyances dogmatiques de nature divine. C'est dans l'intrangisante description des phénomènes marquant ce processus muet de la réflexivité primitive, à partir d'une perception incarnée originaire, celle exclusive d'un penser-corps qu'il s'est appliqué du mieux qu'il put à réduire les faits pour enfin découvrir l'essence du ressenti dans sa marque qui en résultait effectivement. C'est ainsi qu'il mit en défaut le gauchissement d'une tradition vénérée par les penseurs d'une tradition très ancrée dans de la Pensée classique, et dans les errements de sa métaphysique - un peu la statique d'une expression en gésine, dans le leurre atavique d'une interprétation s'abusant dans l'effet fortuit de sa positivité de rassurance - en sa foi naïve et préconçue d'une forme accomplie de la pensée, dans sa précaire valorisation de la vérité en soi, fiction volontariste d'une quiescente cohésion du soi en soi …. pour soi.

MAURICE MERLEAU-PONTY 1908-1961.

Aperçu contemporain, du Penser-Parler

dans une perspective comportementale de l'expression.

Mais Merleau-Ponty poursuivant la dérive de certaines imprécisions qui avaient manqué le coche dans l'inachévement où s'était enlisées certains aspects du Sujet en devenir chez Husserl lui-même. En raison même du risque encouru par l'effet novateur d'une spéculation trop dérangeante, qui trop bousculait les idées et préjugés d'une convention insouciante et sommairement établie dans la tradition idéologique, Merleau-Ponty lui poussa la réflexion jusqu'au bout. Affronta les enjeux impartis par ces questions fondamentales soulevées, dénonçant le perspectivisme trop unilatéral de ces conceptions classiques ancrées dans nos moeurs et la spiritualité de notre civilisation culturelle. Ces conséquences avérées qui dans leurs sens épuisés, remettaientt en question la pensée, et jusque dans son fondement philosophique, et donc aussi dans le champ de l'expression et du langage dans son universalité, de même les questions relatves aux corportements en général. Cette «  Prose du monde » qui dans ce discours universel formulé en propre et ramassé par chacun renoue dans son quadrillage sémantique, l'approche individuelle d'une infinité d'interprétations présentifiables en personne, un peu donc idiomatique dans l'effet d'une sensibilité spécifique et propre à l'individu. Or, le nouveau réalisme d'une telle doctrine dans l'éclair de son génie nous donne de même une nouvelle grille de lecture dans l'entendement et l'approche de l'être-là – Dasein - de Heidegger, que beaucoup juge trop hermétique.dans son raisonnement. Le miracle de cette perspective, dans son dévolu mis à plat par maintes explicitations, nous ouvre le champ incommensurable, d'un monde, d'un temps, d'un horizon qui inédits s'inscrivent dans la cosmologie du visible – l'invisible dans le détour d'un regard égaré dans l'oblique, nous donne à anticiper une visibilité qui en elle même ne peut se situer que dans la distorsion et la di-vision, celles générant les fourbes et torpides apparences, dans cette abyssale profondeur d'un inaccomplissement qui fatalement nous révèle bien crédules – Ce développement abolit même, le concept d'infini, qui tant nous perturbe. L'infinité de l'Être dont il peut être question pour moi est finitude opérante militante; l'ouverture d'une liberté dans sa nécessaire et impérieuse liberté au sens Sartrien. .

Car convenons que toute vérité très relative dans son statut, emprunte nécessairement et stricto-sensu, dans le cadre où elle s'inscrit, l'horizon d'une figure et d'un fond. Toute expérience dans sa relativité relève d'un horizon surplombant le paysage de sa pensée, c'est là une autre manière de définir le module de l'Idée au sens kantien. Ainsi toute proposition dans sa spécificité intrinsèque se ramène à un pôle de signifiance. Notons aussi pour parachever cette aventure d'une culture en errance vagabonde d'une exaltante aventure, que le langage est tout et que «  le quadrillage sémantique opéré sur le monde varie indéfiniment d'une langue à l'autre ».

Le grain et l'ivraie en jachère.

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