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Le travail social est un acte de résistance

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Joseph Rouzel

lundi 18 mai 2009

Resistance

Joseph et Fanny Rouzel

Présentation de l’ouvrage à paraître en juillet chez Dunod.

L'ouvrage à paraître en juillet 2009, « Le travail social est un acte de résistance », fait pour ma part… acte de résistance. Résistance au laminage de la langue de bois qui pétrifie les écrits des travailleurs sociaux; résistance aux management industriel débridé qui écrase les dispositifs institutionnels, puisque je m'y exprime d'un lieu ouvert que j'ai créé et que j'anime avec quelques uns, l'Institut Européen Psychanalyse et travail social, où depuis près de dix ans plus de 2000 stagiaires sont venus se former dans le cadre de la formation continue; résistance contre les procédures de formatage, démarche-qualité, domaine de compétence et autres avatars du psycho-socio-bio pouvoir qui tel un rouleau-compresseur écrase sous son passage les capacités d'invention, les trouvailles des acteurs sociaux au profit d'un nivellement par le bas; résistance contre les discours dominants qu'agite le néo-libéralisme marchant sur ses deux pieds d'airain, le marché et le spectacle; résistance contre le rapt du travail social par les managers et les superévaluateurs du contrôle social généralisé; résistance contre les petits boutiquiers de la gestion des ressources humaines; résistance aux administrations féroces qui nous taxent de « dérive sectaire » parce que nous prenons nos appuis dans le discours et la pratique de la psychanalyse; résistance contre les écoles et associations de psychanalyse même, trop souvent cantonnées dans leur entre-soi, ce pourquoi nous avons créé l'Association Psychanalyse sans frontière 1 ; résistance contre moi-même, contre l'endormissement, pour me tenir sur la brèche, éveillé, en attente sans cesse, en attente, comme le dit Héraclite, de l'inattendu.

C'est pourquoi on ne trouvera pas dans cet ouvrage une composition à la française, tels les jardins bien polis par Lenôtre. On y parcourra des friches industrielles, des squats, des terrains vagues, des venelles, des chemins de traverse, des sentiers perdus, des drailles à mouton ou des chemins de Saint Jacques... Je ne me suis jamais habitué ni à marcher droit ni à marcher au pas. Je réclame dans mes textes, comme dans ma vie, la liberté de vagabondage. On verra ici se dessiner à travers des textures à priori disparates (conférences, souvenirs de voyage, réflexions théoriques, poèmes etc) des bouts d'étoffes langagières. Il s'agit d'un patchwork décousu et je compte bien sur les lecteurs pour en faire les coutures, à leur mesure, selon le goût et l'humeur. Car un livre ne s'arrête pas à sa publication. Pour qu'il ne tourne pas lettre-morte, il reste à ceux qui s'y aventurent à faire leur la matière première, à la transformer en pensée et en acte... de résistance.

On trouvera, dans une deuxième partie, la contribution de ma petite soeur, Thérèse (dite Fanny), aide medico psychologique, auxiliaire de vie près de personnes âgées à domicile, à Rennes, dans une association mandataire. Sa façon a elle de résister réside dans son engagement auprès des plus démunis, SDF, malades mentaux, personnes en fin de vie... mais aussi dans l'écriture. Il s'agit d'écrire pour que ces métiers de l'ombre, relégués dans les soutes de la misère humaine, prennent toute leur place. Il faut que ça se sache! Les travailleurs sociaux réclament à corps et à cris une reconnaissance publique de leur travail. Le plus simple pour obtenir cette reconnaissance est encore de donner à lire, de donner à voir, de faire ressentir ce qu'il en est de ces métiers de l'intervention sociale. Dans une moment où les superévaluateurs nous réclament des chiffres et encore des chiffres, nous voyons ici à l'œuvre un véritable travail d'évaluation, au plus près de la pratique et des usagers. Les décideurs, financeurs, responsables politiques veulent savoir à juste titre ce que font les travailleurs sociaux, quel usage ils font des deniers publics. Voici une réponse, en acte... de résistance.

Joseph Rouzel

« PSF se veut porte ouverte sur:

* d'autres champs de savoir et de savoir-faire: philosophie, littérature, anthropologie, droit, art, poésie, sciences, techniques, écologie, religions, spiritualités...

* d'autres pratiques et praticiens: médecins, infirmiers, enseignants, travailleurs sociaux...

* voire d'autres pays, d'autres contrées...

La psychanalyse est passe-muraille, parfois clandestine, toujours subversive.

L’association PSF, association de fait, conformément à l’article 2 de la loi de 1901 n’a pas de bureau, pas de direction, même pas d'organisation, juste ce signifiant d'ouverture : trois lettres à broder, à border. On verra avec les bonnes volontés. »

(Annonce de la création de PSF en 2005)

Un ouvrage à paraitre en 2009 regroupe une vingtaine de participations, sous le titre de Psychanalyse sans frontière .

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