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Pour une éthique décentrée.

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vendredi 04 avril 2014

« En arriver par exemple à concevoir l’éthique comme un dispositif d’évaluation des pertes et des profits, des bénéfices et des dommages, n’est-ce pas déjà tomber dans « les eaux glacées du calcul égoïste » dont parlait Marx ? »

Roland Gori, Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ?

Le 1 er  septembre 1973 Pierre Jacque, enseignant de technologie à Marseille se donna la mort. La ritournelle bien rodée des autorités parla de « problèmes personnels ». Certes : qui n’en a pas! C’est faire peu de cas d’une lettre rédigée par l’enseignant avant sa mort pour, précise le psychanalyste Roland Gori « protester contre les protocoles imposés aux enseignants, la standardisation imposée au mépris de l’éthique de l’éducation… ». 1  Dans cette lettre ouverte qui précède son acte tragique Pierre Jacque écrit : « Je considère que ceci est une infamie et je me refuse à recommencer ». Il se refuse aux dérives et perversions des nouvelles consignes, et dénonce « cette mécanique conçue dans une idée de concurrence entre les enseignants mais aussi entre les établissements pour créer une dynamique des très bonnes notes à l’examen y compris et surtout si elles n’ont aucun sens.» 2

L’homme révolté dans cet acte tragique pousse jusqu’en son extrême limite les conséquences d’une éthique du sujet qui se refuse à l’apathie, au dégout, à la résignation, voire au cynisme. Il met en acte une éthique décentrée. Hors de soi. Hors des normes et des codes.

Cette éthique du sujet d’une certaine façon vient faire pièce à l’idéologie dominante qui fend la pratique éducative et qui trouve son énoncé le plus percutant dans cette formulation : il faut placer l’élève au centre du dispositif. Cette assertion a des relents d’enfant-roi. His majesty the baby , comme le raillait Freud. « Il ne sera pas soumis aux nécessités dont on a fait l’expérience qu’elles dominaient la vie. Maladie, mort, renonciation de jouissance, restriction à sa propre volonté ne vaudront pas pour l’enfant, les lois de la nature comme celles de la société s’arrêteront devant lui, il sera réellement le centre et le cœur de la création. His Majesty the Baby,  comme on s’imaginait être jadis. » 3  Faire de l’enfant, de l’élève, le centre du dispositif pédagogique, c’est faire fi de tout principe d’enseignement, qui au contraire place l’enseignant et l’élève dans une dissymétrie nécessaires. Non que l’un possède un savoir dont l’autre est démuni, les choses ne sont pas si simples et on ne saurait rabattre l’acte d’enseigner sur un quelconque transvasement du savoir de l’enseignant dans la tête de l’élève, selon le mouvement caricatural bien connu de l’entonnoir. Ce qu’il convient de mettre au centre de tout dispositif d’enseignement, c’est bien la transmission en tant que telle, fondée avant tout sur une relation humaine disjointe : l’élève suppose à l’enseignant la possession d’un savoir qui lui manque. Rendons ici hommage à un auteur, Jerôme Cardan, mathématicien, philosophe, astrologue, médecin italien (1501-1576), grand ami de Léonard de Vinci, qui dan ses travaux de mécanique inventa un dispositif essentiel à la… transmission, dont une pièce permet encore à nos voitures de tourner : le cardan. Cardan s’était rendu compte que vu la force d’inertie d’une roue, lorsqu’on lançait une force motrice pour l’entrainer, l’arbre de transmission se tordait ou rompait. Il inventa donc une pièce, située au centre de l’arbre, composée de deux anneaux vides. Tirons en la métaphore qui s’impose : ce qui est au centre de la transmission pédagogique et éducative, c’est un vide, un trou, ce trou du réel dont Lacan nous a enseigné l’usage. Et s’il définit le réel comme impossible, c’est dans une reprise des trois métiers impossibles, qu’énonça Freud dans sa préface de 1925 à l’ouvrage d’un éducateur, August Aichhorn 4  : gouverner, éduquer, soigner. Mais ce que l’on sait peu, c’est qu’en 1937 Freud en rajoutera une pincée, en précisant que ces trois métiers relèvent de l’impossible, parce qu’on peut y être sur d’un résultat insuffisant. 5  Voilà qui devrait sérieusement calmer nos prétentions… Ce qui se dessine alors comme au centre de l’acte éducatif, c’est un ratage, un ratage au regard de nos idéaux féroces, de notre volonté de maîtrise, de nos projets et programmes verrouillés pour que rien n’échappe. L’éthique en la matière consiste alors, comme nous y invite Samuel Becket, à apprendre à « rater mieux » 6 .

Cette dissymétrie des positions fonde un acte pédagogique dans ce qu’il faut bien nommer une clinique et une éthique du sujet. La clinique relevant d’une mise en acte de l’éthique. Une éthique que je propose de désigner comme décentrée au sens ou à l’instar de Copernic détrônant le terre comme centre de l’univers, elle déloge et l’élève et l’enseignant de l’illusion de se prendre pour l’ombilic du monde. Et si l’on poursuit la métaphore cosmologique dans ses retranchements en y ajoutant la relativité d’Einstein énoncée pour la première fois en 1905 on rejoint ce que Freud la même année proféra qu'il planta comme une épine dans l’orgueil humain voué à la maitrise de soi comme de l’univers 7  : le moi n’est pas maître en la demeure. La découverte de l’inconscient dans tous ses prolongements, y compris jusque dans la classe, comme le développe Francis Imbert 8 , subvertit l’idée d’une « école refondée, bienveillante et prévenante, où l’enfant, le jeune, est placé au centre ». Il faut désormais compter avec la pulsion de mort, le refoulement, le transfert, le symptôme etc L’image d’Epinal rousseauiste d’un enseignant essentiellement bon visant le bien d’un enfant considéré comme une page blanche, est désormais battue en brèche par l’avertissement freudien 9 :

Le terme d’éthique souffre de nos jours d’un brouillage dommageable, voilé qu’il est sous l’utilisation la plus pervertie. C’est ainsi qu’une banque vante les mérites d’un placement « éthique » en Bourse ou encore que les dénommés « comités d’éthique » réunissent un aréopage d’experts pour rendre des avis sur des sujets comme l’euthanasie ou l’IVG, raptant de fait ce qui relève avant tout d’une responsabilité des citoyens. Cette embrouille dans la langue française vient de ce que nous avons « quiché », comme on dit dans le Midi, deux mots issus de la langue grecque : éthos  et èthos . On me dira que la différence est minime. Mais dans la langue d’Homère le premier terme s’écrit avec un epsilon  et le second avec un êta . La nuance est patente. On pourrait traduire l’ éthos  par morale sociale, la morale trouvant son prolongement dans ce que l’on nomme les « bonnes mœurs » : façons de se conduire en société, règles matrimoniales, manières de table etc. Il n’existe pas de société qui ne soit pas régulée par l’ éthos . C’est ce qu’enseigna Aristote à son fils Nicomaque et à ses élèves. 10  Toute société humaine, ne peut se passer d’ériger un système de valeurs, au nom desquels elles impose à tous ses membres de se conformer et de se référer pour déterminer le sens de l’action. Cette éthique est donc d’abord fondée sur une axiologie. Du temps d’Aristote la valeur qui prime, c’est l’ arétè , autrement dit la vertu qui consiste à obéir aux lois de la Cité. Et celui que l’on désigne comme exemple aux jeunes gens, c’est l’ aristos , celui qui pratique la vertu. Plus les citoyens sont nombreux a pratiquer la vertu plus la Cité emmène ses membres à sortir des illusions fantasmagoriques de la caverne pour contempler le monde des idées. Contempler, terme qu’utilise Platon, se dit en grec « théorein », qui nous a transmis le mot de théorie. On a là une vision presque mystique de l’éthos, qui gouverne les citoyens et guident leurs actes vers le Souverain Bien. Le travail de Frédérique Landoeur, Socrate dans la cité , dans une classe-relais de l'Hérault, mobilisant les mythes grecs pour des enfants « décrocheurs », participe d'un prolongement de cette perspective 11 . Évidemment cet idéal trouvera à juste titre ses détracteurs : vouloir le bien d’autrui c’est la pire des tyrannies, conteste Emmanuel Kant. Voilà qui interroge profondément toute perspective éducative, qui sous les oripeaux d’un bon vouloir, peut masquer une certaine forme de méchanceté, voire de manipulation. Il faudra donc avant tout acte pédagogique sonder les cœurs et les reins pour se demander : qu’est-ce que je lui veux à cet enfant, cet élève ? Cette interrogation, on le verra, fait appel à la seconde éthos . Cette première éthique cependant ne saurait être balayée d’un revers de manche. C’est bien au nom de ce principe que l’enseignant Pierre Jacque s’est sacrifié. Cette éthos comporte plusieurs caractéristiques : elle relève de l’usage de la raison sur laquelle peut s’appuyer toute personne avant d’agir pour savoir si l’action envisagée est bonne ou non, conforme ou non à la morale sociale. D’autre part, cette éthique est programmatique : elle permet d’intervenir avant l’action, en pesant comme le veut l’adage, le pour et le contre. Cette éthos  prolifère dans toutes les formes de régulation sociale imposées aux membres d’une communauté, du code pénal au règlement intérieur d’un établissement, en passant par ce qu'à tort on désigne comme « éthique professionnelle » pour laquelle les grecs nous ont transmis un terme beaucoup plus juste : la déontologie. Deonton  en grec ancien, désigne : ce qu’il convient de faire et donc, en creux, de ne pas faire. Ceci au nom de principes portés à la connaissance de tous qui fondent le lien social. La République qui est la notre, héritière des luttes sanglantes de 1789, tient ainsi sur un trépied. Trois grands principes, dignes des déesses de l’Antiquité, dont on a martelé le nom au fronton de nos mairies, Liberté, Egalité, Fraternité - auxquels il faut ajouter une petite dernière engendrée en 1905 au prix d’une séparation des principes religieux et républicains, la Laïcité - forment le socle de tout jugement sur les actions entreprises par les citoyens. De fait, et cela ne se discute pas, l’Ecole de la République tient sa légitimité de cette Référence suprême. A chacun de ses acteurs de la mettre en œuvre dans son travail et sa vie quotidiens, selon son style et sa façon de faire. Cependant la difficulté qui apparait dans la période troublée de l’histoire que nous vivons, réside dans le fait que cette Référence est petit à petit déstabilisée, si ce n’est déboulonnée par une nouvelle Référence, sorte de nouveau dieu, resucée d’un ancien, que l’on célébrait jadis à Carthage sous le nom de Moloch par des sacrifices de nouveaux-nés. Cette Référence qui est en train d’envahir la planète et de pervertir les lois de la République, comme toutes les valeurs qui constituaient dans toutes les sociétés humaines le socle du lien social, Dany-Robert Dufour, philosophe et enseignant en Sciences de l’éducation l'a nommée : le Divin Marché 12 . Ce qui se présente comme une idéologie, le libéralisme, emporte sous ses formes les plus féroces, autrement dit le capitalisme, qui poursuit l’accaparement des richesses communes par un petit nombre, une déferlante de valeurs qui tiennent aujourd’hui le haut du pavé et se résument en un seul principe : la valeur marchande. Tout sur terre est réduit à l’état de marchandise. Qu’en est-il alors de la « dignité humaine » que Kant entendait faire échapper aux lois des échanges commerciaux ? Ceci n’est pas sans conséquences sur les divers dispositifs qui engendrent et entretiennent le lien social et l'École n’est pas à l’abri de ce déferlement qui prend les atours les plus surprenants et les plus réactionnaires : évaluation des performances dès la petite école, évaluations quantitatives effrénés, tricheries administratives pour sacrifier aux industries d’opinion, marchandisation et industrialisation de la diffusion des savoirs… Pierre Jacques en est mort. Ce n’est que dans une position de résistance farouche, organisant de véritables réseaux de femmes et d’hommes qui ne se résignent pas, que l’on remettra en selle cette première éthique, faute de quoi, à plus ou moins brève échéance, l’espèce dite humaine sera, comme d’autres, en voie de disparition, réduite à l’état de chose parmi les choses. 13

La deuxième éthique est pratiquement passée à la trappe. On se contente le plus souvent en la matière d’un catalogue de bonnes intentions, qui résume assez bien la morale d’ambiance, quand on ne glisse pas carrément dans la méthode Coué. Pour n’en être pas totalement faux, on sait cependant que ces lois de la première éthos , qui président au vivre ensemble, sont aujourd’hui sérieusement perverties par la domination des marchés auquel aucune sphère de l’activité humaine n’échappe, l’éducation pas moins que les autres. La deuxième éthique que je vais développer de façon succincte ici, prend alors les allures d’un mode de subversion de la première éthos , celle de la morale sociale. Disons le tout de go, il s’agit avant tout dans ce deuxième volet de « la liberté de désirer » dont parle Lacan mais il ajoute : « en vain ». C’est la position d’Antigone, de Socrate, de… Bartelby. 14  Rentré au service d’un de ces magnats de la finance, l’employé falot Bartelby « à la silhouette livide, nette, pitoyablement respectable, incurablement solitaire », taciturne, bureaucrate mécanique et presque anorexique en vient un jour à opposer aux demandes incessantes du maître un implacable « I would prefer not to » (Je préfèrerais n’en rien faire). Et Bartelby, comme Pierre Jacque, finit par mourir. Cette deuxième éthique qui tragiquement frôle la mort, quand elle n’y précipite pas, relève d’une éthique du sujet. Elle ne fait pas usage de la raison mais du désir, là où, comme nous le transmet Pascal, « le cœur a ses raison que la raison ne connait point ». 15  Cette èthos  apparaît chez Homère avec le sens de « demeure ». Héraclite dans le Fragment 119 précise que « è thon anthopoï daïmon »: dans la demeure intérieure de l'humain il y a un démon. Le démon des grecs, paradoxalement est plus près de l'ange ( angellos , le messager) que le démon mobilisé pour faire peur par les Pères de l'Église du IIIème siècle après Jésus Christ, chagrinés de voir leur petit commerce religieux péricliter au profit des anciens dieux païens. Comme quoi le sécuritaire, fondé sur la peur, ne date pas d'hier. Le démon chez les grecs anciens fraye le passage entre les dieux et les hommes. Et Platon affirme que Socrate vivait avec à ses côtés en permanence un daïmon , qui se révélait comme une petite voix (la voix de la conscience?) lorsqu'il était plongé dans un état d'extase. La dernière fois où le lien au daïmon  apparait c'est lorsqu'il est condamné à mort et décide, malgré l'avis de ses amis, de boire la cigüe. Ses amis sont en pleurs et Socrate les réconforte: pourquoi pleurez vous, j'ai fait ce que j'ai à faire. Et il ajoute cette énigme : il faut sacrifier un coq à Asclepios. Tout le monde évidemment ne se promène pas avec auprès de lui un démon. Ainsi de Saint Augustin, évêque d'Hippone. En tant que dignitaire de l'Eglise il se demande comment faire pour que ses choix d'action soient conforme à la volonté de Dieu. Il peut bien sûr veiller avant d'agir à ce que ses actes soient conformes au dogme et aux croyances de sa communauté, au droit canon etc. Cela relève de la première éthos , mais n'épuise pas la question. Saint Augustin va frayer une ouverture qui court ensuite tout au long de l'histoire de la philosophie de cette deuxième èthos . Il invente la notion d'après-coup. Ce n'est que dans la foulée de l'action, une fois réalisée, que se réveille la question: ai-je agi conformément à la volonté de Dieu? L'idéal serait que la divinité invoquée dans la prière, réponde. Mais en général à cet endroit, c'est le vide. Aussi Augustin va-t-il se fendre d'une seconde invention: quand j'ai fait la volonté de Dieu, mon corps et dans la joie, et c'est la tristesse qui m'étreint quand j'ai cru bien faire, mais que j'ai trahi Dieu, malgré moi. Ces deux entrées dans la question: l'après-coup et l'événement de corps, tiendront lieu de main courante à tous les penseurs qui lui succèdent. De Baruch de Spinoza 16  à Alain Badiou 17  en passant par Jacques Lacan 18 . Le démon court tout au long des siècles autour du bassin méditerranéen. Il revêt les atours du Djinn ou du Génie dans les pays arabes; dans la tradition tzigane, il se fait Duende . Et Garcia Lorca dans une conférence prononcée à La Havane en 1930 va jusqu'à affirmer que le Duende  c'est le Démon de Socrate. Il se révèle dans la tauromachie, le flamenco, la danse et la poésie. 19

Retenons de ce deuxième volet de l'éthique la nécessité de la penser comme exercice subjectif dont les effets ne sont vérifiables que par le retour des émotions ou des sentiments. Ces mouvements psychiques correspondent peu ou prou à notre moderne: être en accord avec soi-même, ou à la manière d'un de nos hommes politiques: être droit dans ses bottes.

janus

Il faudrait penser, comme j'ai pu le suggérer ailleurs 20 , les deux éthiques à l'image du dieu romain biface, Janus Bifrons. Divinité romaine, Janus se présente comme le dieu des commencements et des fins, des choix, des clés et des portes ( Janos , porte). C'est le dieu qui veille sur les portes du temps. Son nom est associé aux passages des solstices et cela n'a rien d'un hasard si le rituel chrétien a placé aux mêmes moments de l'année les deux Saint Jean, Le Baptiste (24 juin) et l'Évangéliste (24 décembre). De Janus à Jean, il n'y a qu'un pas. Il s'agirait alors dans nos choix de ne lâcher ni sur une face (éthos), ni sur l'autre (èthos). Pourquoi me dira-t-on ce grand détour pour border le travail de rééducation à l'Education Nationale? Tout simplement parce qu'il me semble qu'il n'est jamais tout à fait mauvais de se déplacer pour avoir un regard neuf sur les actions engagées. On peut ensuite penser que la double voie de l'éthique sur le plan collectif comme sur le plan subjectif, vient éclairer de biais le sens de l'action, tout en se gardant de deux chausses-trappes: la dilution des sujets dans des ensembles collectifs réifiants; l'éclatement des collectifs sous les coups de choix subjectifs, qui deviennent de fait uniquement individualistes. La rééducation d'enfants en rupture de ban avec les apprentissages se situe le plus souvent à l'endroit du point d'insertion d'un sujet dans l'espace social, où il s'agit à la fois d'apprendre à vivre parmi les autres, et à la fois de ne rien nier de son être de sujet. Évidemment le petit d'homme a fort à faire avec ce qui se présente avant tout comme une aporie ( a-poria , impasse) et c'est une bonne chose que l'Éducation dite Nationale, qui concerne donc tous les enfants de la Nation, veille au grain en offrant à certains, compte tenu de la difficulté de ce passage, un temps d'accompagnement avec ces passeurs que sont les rééducateurs.

Joseph ROUZEL, éducateur spécialisé, psychanalyste, formateur, superviseur, écrivain, directeur de l'Institut Européen Psychanalyse et Travail Social (PSYCHASOC) de Montpellier.

Deux derniers ouvrages:

- La prise en compte des psychoses dans le travail éducatif , érès, 2013.

- Le travail d'éducateur spécialisé , 3è édition revue et augmentée, Dunod, 2014

1

Roland Gori, Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ?  Les Liens qui Libèrent, 2014.

2

Extrait de la lettre de Pierre Jacque du 7 septembre 2013,

3

Sigmund Freud, « Pour introduire le narcissisme » in La vie sexuelle , PBPayot, 2012.

4

Préface de S. Freud à l’ouvrage d’August Aichhorn, Jeunes en souffrance , que j’ai publié en 2000 aux Editions du Champ Social de Nîmes.

5

Sigmund Freud, L’analyse finie et l’analyse infinie , PUF, 2012.

6

Samuel Beckett, Cap au pire , Minuit, 1991.

7  Célèbre phrase issue du Cinna  de Corneille.

8

Francis Imbert, L’inconscient dans la classe. Transfert et contre-transferts, ESF, 2005

9

Joseph Rouzel, « C’est la faute à Rousseau… » in La prise en compte des psychoses dans le travail éducatif , érès, 2013.

10

Aristote, Ethique à Nicomaque , Flammarion, 2008.

11  http://www.youtube.com/channel/UClGQf737LAVWy2e3z1Qwg-w?feature=watch

12

Dany-Robert Dufour, Le Divin Marché : la révolution culturelle libérale , Folio-Gallimard, 2012.

13

Jean-Claude Milner, La politique des choses , Verdier, 2011.

14

Herman Melville, Bartelby, le scribe , Folio-Gallimard, 1996.

15

Blaise Pascal, Pensées , Folio-Gallimard, 2004.

16  Baruch de Spinoza, L'éthique , Folio-Gallimard, 1994.

17  Alain Badiou, L'éthique: essai sur la conscience du mal , Nous, 2009.

18  Jacques Lacan, L'éthique de la psychanalyse , Seuil, 1986.

19  Federico Garcia Lorca, Jeu et théorie du Duende , Allia, 2008.

20  http://www.youtube.com/results?search_query=rouzel%20deux%20éthiques&sm=1

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