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BREVES DE CONFINEMENT DECONFINEES 9

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Eric JACQUOT

vendredi 01 mai 2020

BREVES DE CONFINEMENT DECONFINEES 9

Le confinement apporte aux enfants placés du répit et du temps pour se retrouver face à eux-mêmes, la commande sociale a lâché leurs paires de baskets Nike.

L’inertie de l’appareil d’état ressemble de plus en plus à une éclipse durable.

Les enfants placés marchent souvent à l’intuition, leurs expériences venant nourrir des théories très personnelles.

Une autre bouteille à la mer du capitaine NEMO vient d’être retrouvée « Ce n’est pas nous qui avons créé le virus, on faisait juste de la recherche pour sauver l’humanité dans le laboratoire ultramoderne du Nautilus».  

Le poids des mots ne doit jamais empêcher une brève de s’élever au dessus du discours ambiant.

En démocratie, la censure c’est souvent mentir par omission.

Mettre des rustines sur une jambe de bois, voilà le traitement. Lundi prochain, on mettra des pompes à vélo à disposition.

Un mot de travers, c’est un mot qui ne marche pas droit.

Le vagabondage intellectuel et poétique est désormais soumis à une autorisation dérogatoire.

Les gens qui savent ont la fâcheuse tendance à laisser beaucoup de cadavres derrière eux.

Le confinement invite à l’évasion intérieure.

On ne peut pas penser à tout, j’ai oublié de penser à moi.

La collégialité c’est partager le pouvoir et c’est reposant.

Le pouvoir tu ne l’obtiens jamais par la soumission.

Une vraie équipe est du genre à dire à son chef de se reposer car c’est bien mérité.

Les zéducs travaillent pour un monde qui ne les calcule même pas.

Quand on mélange réalité et fiction dans le traitement d’une crise sanitaire, on finit par une gouvernance chaotique.

La multiplication des experts d’eux-mêmes entraine une dissonance cognitive globale.

Chez les ados, les nourritures affectives font souvent un détour par l’estomac.

Hier j’ai sublimé le confinement en écoutant le Requiem de Mozart et le Tannhäuser de Wagner. Les jeunes ont pensé que j’étais devenu fou. Ils ont appelé le CMP adultes.

Il faut armer la sagesse disait Raymond Aron.

En période de confinement, c’est dingue tout le monde veut descendre les poubelles.

Les technostructures telles que les préfectures, les inspections académiques et les agences régionales de santé vont avoir du boulot pour se présenter dans des costumes en mode réactifs.

Un bruit sourd, c’est un bruit qui sait ce qu’il dit mais qui n’entend rien de son atterrissage.

A la campagne le confinement, c’est aussi des cons qui finement coupent leur gazon tous les jours.

Le réalisme socialiste n’a pas convaincu mais que dire du réalisme libéral ?

Le gouvernement a les manettes mais il n’a pas compris qu’il n’y avait rien au bout du fil.

Avant le confinement, je courais, maintenant je respire.

Il va falloir redéfinir la notion du temps et de l’urgence après le confinement.   

L’idéologie libérale globalisante et mondialisée qui ne pouvait d’après les spécialistes ne jamais s’arrêter vient de prendre un sérieux coup d’arrêt.

Le bon fonctionnement du marché de la dette devrait nous permettre de faire de la dette à bon marché dixit le directeur de la banque de France. Cela laisse songeur. Je ne vais pas lui confier mes économies mais comme c’est lui qui décide de tout à ce niveau là, je suis pris au piège.

La prochaine tragédie à venir sera le peu d’expérience que l’on va tirer de cet épisode pandémique.

Parler de confinement avec une famille d’accueil, c’est parler routine.

Repensons l’accueil familial et regardons comment les familles d’accueils sont traitées par les départements.

Ce serait trop demander qu’elles puissent avoir accès à la supervision ? C’est trop cher ?

Comment avoir un regard serein et distancié sur des situations complexes sans le mettre à la discussion d’une équipe de professionnels et d’un superviseur.

La supervision n’est pas une perte de temps, c’est de l’argent bien placé.

Il va falloir réaménager le temps pour penser nos pratiques.

Même un psy a un superviseur.

nordahl lelandais sans majuscule parce qu’il ne les mérite pas, est absolument contre le traçage des portables. Il dit que le bornage est déjà largement suffisant.

Le sens des responsabilités, c’est de s’adapter à ce qui vient faire sens mais pas à une idéologie.

« Le sens des réalités va contre le sens de la réalité » Georges Perros.

Le terme de masque grand public n’est pas très rassurant.

Il y a ce que l’on peut entendre, ce que l’on peut comprendre, ce que l’on peut en dire et entre ou ailleurs se situe la réalité.

Entre la réalité et la fiction, seule la fiction doit obéir à certaines règles afin de rester plausible.

Nous sommes tous des pangolins.

C’est faux, les miroirs ne réfléchissent pas car quand le monde d’avant se regarde dans le miroir, il voit le monde d’après.

La distanciation sociale, c’est le retour du discours du mètre.

L’état est en état de décomposition avancée, il va falloir songer à l’autopsie.

La singularité dans un monde globalisé me fait penser au sparadrap du capitaine Haddock.

La science est une chose trop grave pour la confier uniquement aux scientifiques.

Réapprendre le vivre ensemble à bonne distance, c’est le paradoxe qu’il va falloir contenir sans jamais l’aplatir.

La contrainte des mécanismes institutionnels accentue la complexité de n’importe quels dispositifs décisionnels.

A trop vouloir tout contrôler, on finit par perdre le contrôle de soi-même et de la situation.

Quelle est cette étrange curiosité et cette impudeur de ces gens qui voudraient tout savoir de la vie d’une personne placée ? 

On peut faire des hypothèses sur une situation mais le doute doit toujours faire partie d’une des hypothèses.

Le confinement est aussi un outil de travail thérapeutique.

Le covid19, c’est un passager clandestin léger comme un postillon.

Comprendre ce n’est pas savoir.

D’après mes infos Alexandre Benalla avait déjà une photo masquée sur l’un de ses nombreux passeports. Le cabinet et la porte-parole du gouvernement démentent catégoriquement.

Le matin Foudji n’ouvre qu’un œil, il est pendant une heure en mode économie d’énergie.

Marche ou arrêt ? Arrêtez les rhéteurs.

Jouer avec les mots, ce n’est pas jouer.

Le réel ça fait mal aux yeux.

Quand le langage de l’absurde frôle l’iconoclaste, cela lui donne des frissons.

Je vous résume l’intervention de notre premier ministre. Voilà c’est fait…

Extrait du journal intime de Louis XVI : a la page du 14 juillet 1789, il a noté : RIEN.

Hier j’ai posé une question pendant le repas. Est-ce que mon tajine est meilleur que celui de Mehdi ? Réponse cinglante « à chacun son tajine ». C’était la façon polie de Mowgli de me dire que j’étais vraiment très con sur ce coup là.

L’Histrion d’Hamlet ne pourrait faire aucun commentaire de notre époque, il serait sans voix.

Cours à domicile en période de confinement. Arno « Le Brésil se trouve à côté de l’Allemagne et la Chine c’est en Afrique ». On va attaquer la géopolitique, cela va être coton !

Si Georges Orwell et Aldous Huxley étaient encore en vie, ils seraient interdits à la télévision. Où alors juste pour les moquer, les parodier et les caricaturer.

Juste à mots masqués, je salue et remercie Barbara et Paul les inventeurs du projet LVA La Bergeronnette. 

La fonction d’une brève, c’est de ne pas en avoir.

Il ne faut pas faire chier Mémé quand elle est confinée dans les orties.

Il y a plus d’humanité dans l’œil d’un chien quand il remue la queue que dans la queue d’un technocrate quand il remue son cerveau. Merci Desproges.   

Eric Jacquot 1 er  mai 2020 46 jours de confinement.

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